Vivre à Oxford

En route pour une nouvelle aventure professionnelle

Il y a près d’un an, je vous racontais comment j’avais trouvé un travail de vendeuse à Primark en seulement deux jours. Retrouver un emploi dans ma branche a été, en revanche, un peu plus long et laborieux. Mais, ça y est, mon expatriation prend un nouveau tournant, car j’ai décroché LE job.

Le changement, c’est maintenant

En déménageant à Oxford, j’avais décidé de ne pas me mettre de pression sur le plan professionnel. J’avais envie d’avoir du temps pour d’autres projets, et, de toute manière, il fallait d’abord que je progresse en anglais.

Avoir un poste comme vendeuse à temps partiel dans un magasin était donc la parfaite opportunité. C’était clairement un challenge, moi qui n’avais jamais travaillé dans la vente, qui ne distinguais pas les pounds des pences et qui avais un anglais approximatif. J’ai beaucoup appris au contact des clients chaque jour.

primarkMais voilà, après quelques mois, j’ai commencé à tourner en rond, comme en témoigne mon visage rayonnant sur cette photo. Le travail était très répétitif, les conversations aussi… J’ai fini par comprendre que je n’apprendrai plus rien en restant là, et qu’il était temps de retrouver un emploi dans mon secteur, la communication.

J’ai donc décidé de commencer mes recherches fin juin, en rentrant de notre fantastique road trip en Écosse.

La période de vache maigre

J’ai donc commencé à répondre à des candidatures pour des postes d’assistant/chargé de communication. Il y avait pas mal d’offres à ce moment-là, donc j’étais dans une bonne dynamique. En plus, mon adorable conversation partner avait corrigé mon CV et amélioré ma base de lettre de motivation.

Et puis, j’ai reçu mon premier mail de refus. Puis le deuxième, le troisième… Bref, j’ai enchaîné les réponses négatives. À partir de là, j’ai commencé à douter. Est-ce qu’il y a un problème avec mon profil ? Est-ce que mon niveau d’anglais n’est pas assez bon ?

Forcément, dans mon métier, l’écriture a une place plus ou moins importante. La plupart des offres demandaient un excellent niveau. Et si j’ai fait d’énormes progrès, je fais évidemment encore des fautes et des maladresses. J’ai commencé à me dire que je n’arriverai pas à trouver un poste qui me plairait vraiment. Mais bon, encouragée par le soutien indéfectible de Mathieu, j’ai continué à postuler.

Les choses sérieuses commencent

Mes démarches ont commencé à porter ses fruits début août. À partir de là, j’ai enchaîné les entretiens téléphoniques et physiques, entre agences de recrutement et potentiels employeurs. J’ai eu aussi le plaisir de découvrir que j’allais avoir des tests de compétence avec tous mes entretiens. Autant dire j’ai passé beaucoup de temps à les préparer. Parce qu’entre le clavier qwerty et tous les logiciels avec un menu en anglais…

Ça a été une période remplie d’ascenseurs émotionnels. Le stress avant les entretiens, le plaisir de constater que je suis complètement à l’aise face à ce type d’exercice, le désespoir devant les sujets de certains tests… Pour l’anecdote, j’ai même eu un test de maths une fois. Gros moment de solitude.

Il y a eu la déception aussi, quand j’ai appris ne pas avoir été choisie pour ce poste que je voulais tant. Puis, le sursaut d’espoir, quand j’ai reçu d’excellents feedback des personnes qui m’avaient fait passer des entretiens.

Un jour, une responsable de la communication m’a même appelé personnellement pour me dire que je n’avais pas eu le poste. Une annonce qui se fait généralement plutôt par mail via les ressources humaines. En fait, elle était tellement désolée qu’elle voulait me l’annoncer elle-même. J’ai eu une avalanche de compliments. Mais au final, ce fameux plafond de verre qu’est mon niveau d’anglais à l’écrit a eu raison de ma candidature.

Là, c’était un peu dur de se dire que j’avais beau faire un excellent entretien, réussir plus ou moins le test, séduire par ma personnalité, ça ne suffisait pas. Malheureusement, ce qui pêchait n’était pas quelque chose que je pouvais améliorer dans l’immédiat.

Back in the race

Mais voilà, à force de persévérance, j’ai finalement réussi à décrocher LE job. Ce job que je n’aurais même pas osé espérer il y a quelques semaines, même pas osé imaginer il y a quelques mois.

Le processus pour avoir cet emploi a été fastidieux : un entretien téléphonique avec l’agence de recrutement puis deux rencontres physiques, d’innombrables conversations au téléphone, un premier entretien avec l’équipe de communication accompagné d’un test de graphisme, puis un entretien avec la DRH et le Directeur des Finances. Pour le dernier entretien, nous étions encore deux candidats, avec des compétences assez similaires. Si j’ai été choisie, c’est parce qu’ils ont particulièrement aimé ma personnalité et ma confiance en moi (oui, moi aussi j’ai encore du mal à m’en remettre).

Mais voilà, à présent, je suis fière de vous annoncer que je vais travailler à partir de mi-septembre en tant que Marketing Officer à l’Oxford Bus Company.

LE boulot dans LA boîte

oxford-bus-companyL’Oxford Bus Company fait partie du groupe Go-Ahead, une des principales entreprises de transport en commun au Royaume-Uni. Ma future société dispose d’un important réseau de bus qui opère dans et autour d’Oxford, ainsi que vers Londres et les aéroports. Je suis plutôt familière avec l’entreprise, puisque j’utilise leurs services pratiquement tous les jours.

Le côté pratique, c’est que leurs quartiers généraux se situent à 15 minutes à pied de là où nous habitons.

Pour le boulot, les missions sont très variées : graphisme, gestion de site internet, animation des réseaux sociaux, événementiel… Bref, tout ce que j’aime. Côté graphisme, le champ d’action est très large entre le marquage des bus, les dépliants, les affiches, les supports de communication interne… Ça s’annonce passionnant !

Et le plus beau dans l’histoire, c’est qu’il aura fallu que je vienne à Oxford pour décrocher mon premier CDI dans la communication. Eh oui, ce poste est permanent comme on dit ici, ce qui explique la multitude d’entretiens. Le salaire est vraiment bon et les horaires de travail sont flexibles. Le gros avantage aussi, c’est que je vais avoir un accès gratuit pour Mathieu et moi sur tout leur réseau de bus ainsi que sur celui des entreprises partenaires. Exit les frais pour aller au centre-ville, à Londres, à l’aéroport de Gatwick ou pour visiter les alentours !

La recherche d’emploi, une expérience en soi

Cette période de recherche d’emploi n’a pas été facile. Mais, au-delà d’avoir trouvé un travail, j’ai énormément appris pendant ce laps de temps.

Le fait d’avoir à écrire des dizaines de lettres et de mails m’a fait faire de gros progrès à l’écrit. Ma phobie du téléphone s’est elle, presque effacée. Au début, je n’osais même pas répondre, j’attendais qu’on me laisse un message vocal pour pouvoir me préparer en rappelant la personne ! Enchaîner les entretiens qui duraient jusqu’à une heure, avec des questions variées et parfois très techniques, m’a aussi permis d’améliorer encore ma fluidité à l’oral.

Enfin, et c’est sans doute le plus important, l’ensemble du processus a dopé ma confiance en moi. Il y a un an, l’idée de passer un entretien de 10 minutes pour un poste de vendeuse me terrifiait. Au point qu’il a fallu d’abord que je prenne 3 semaines de cours intensifs d’anglais. Que de chemin parcouru ! Ça donne de l’espoir, pas vrai ?

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6 commentaires

  • Madame Dree

    Oh mais félicitations !
    Nous sommes effectivement dans le même domaine d’activité ! C’est clair qu’ici il y a de nombreux postes qui font rêver mais le niveau d’anglais (à l’écrit surtout) peut être un frein.
    Après j’en suis persuadée, ton niveau va encore évoluer et puis en Angleterre je suis persuadée que tu auras des collègues sympas qui reliront ton travail au cas où ! Que ce soit en FR ou en EN c’est d’ailleurs toujours une bonne idée de demander à quelqu’un de relire, plutôt que de découvrir après coup des coquilles à droite et à gauche.
    En tous cas BRAVO ! Tu dois être ravie ! 🙂
    Quand commences-tu du coup ?

  • Fanny - Le jour où

    Félicitations ! Je compatis pour la parcours du combattant dans la recherche d’emploi. J’ai vécu la même chose en arrivant en Angleterre pendant les 6 premiers mois. Je parlais pourtant déjà anglais mais les entretiens n’aboutissaient pas jusqu’à trouver LE job dont je n’aurais même pas osé rêver. J’espère que ça se passera super bien pour toi et que tu t’éclateras dans ce nouveau poste !

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