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Voyager en van aménagé

Comme je suis encore loin d’avoir fini de rédiger l’article sur notre dernier road trip au nord de l’Écosse, je vous propose un avant-goût avec un retour sur notre expérience en van aménagé. C’était une grande première pour nous !

Pourquoi un van ?

VanLorsque j’ai commencé à organiser notre road trip, la location d’un van s’est rapidement révélée indispensable. Si lors de notre dernier séjour en Écosse, nous avions pu rayonner depuis plusieurs endroits stratégiques, cette année nous allions longer la côte via la NC 500. Ça aurait impliqué de changer d’hébergement tous les soirs.

En plus, dans certains coins du nord de l’Écosse, l’offre d’hôtels/Airbnb est quasiment inexistante.

Le choix du van aménagé par rapport au camping-car est simplement dû au fait qu’un van est beaucoup plus compact et donc maniable. Un critère essentiel quand on veut pouvoir rouler sereinement sur les routes écossaises, souvent étroites et sinueuses !

Budget

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours pensé que la location d’un van/camping-car était horriblement chère. Alors clairement, c’est un budget. Mais en calculant ce que nous aurait coûté une voiture de location et les nuits d’hôtel, ça revient grosso modo à la même chose.

Pour vous donner une idée, nous avons déboursé environ 1 300 £ pour 11 jours, bouteille de gaz et linge de lit/serviettes inclus. Le modèle que nous avions choisi intégrait cuisine, douche et toilettes. Nous sommes passés par l’agence Bunk Campers d’Édimbourg que nous recommandons vivement, vous comprendrez pourquoi plus bas.

Les gros plus

La liberté

VanLe premier avantage de voyager en van, c’est évidemment la LIBERTÉ. Vraiment, quel pied de pouvoir s’arrêter quand bon nous semblait pour passer la nuit !

Alors bien sûr, il n’est pas possible de s’installer n’importe où, il faut quand même trouver un emplacement suffisamment grand, plat et éloigné de la route. Il est aussi primordial que le parking de nuit soit autorisé, ce qui n’est pas le cas partout. Pour ça, l’application park4night nous a beaucoup aidés.

La flexibilité

D’habitude, quand j’organise notre itinéraire, c’est toujours un casse-tête pour être sûre d’arriver à temps à l’hébergement prévu pour l’enregistrement. Là, nous avions un programme, mais nous n’avions pas à nous y tenir. Le seul impératif était de rendre le van à l’heure le dernier jour.

Le confort

En un sens, avoir un van amène plus de confort. Plus besoin de chercher des toilettes publiques ou d’errer pour trouver un restaurant où manger quand tout est fermé ou complet. Le fait d’avoir constamment accès à toutes ses affaires est très appréciable aussi. Et puis, le confort des sièges lors de la conduite n’a rien à voir avec ceux d’une voiture !

La sûreté

En temps de pandémie, le van est, à mes yeux, un des moyens les plus sûrs pour voyager. Il limite le nombre d’interactions et de déplacements entre différents hébergements, et donc le risque de contracter le virus.

L’expérience

Voyager en van, c’est des repas avec vue sur la mer, se coucher le soir au milieu des moutons, cuisiner au bord d’un lac, se réveiller dans un écrin de verdure… Rien que pour l’expérience, ça vaut le coup !

Les petits moins

Le confort précaire

Alors bien sûr, un van ne va pas procurer le même confort qu’une chambre d’hôtel. On se marche un peu dessus, on se cogne partout, les douches se font en temps record pour être sûre d’avoir assez d’eau chaude, il est difficile de garder le van propre entre la poussière de l’extérieur, les traces des chaussures… Il faut aussi toujours être vigilant de la quantité d’eau utilisée, car la cuve se vide très vite !

Les appareils électriques restent dans la valise

Nous ne le savions pas, mais lorsque le véhicule est à l’arrêt, seules les prises allume-cigare (12 V) ou USB (5 V) fonctionnent. Pour brancher ses appareils électriques sur les prises 230 V, il est nécessaire d’être raccordé (dans un camping par exemple). Comme nous avons essentiellement fait du camping sauvage, nous n’avons pas pu brancher certains de nos appareils. La prochaine fois, on pensera à ça en préparant nos valises !

Mais rien de tout ça ne nous a vraiment gênés au final.

Nos petits conseils

Pendant ces 11 jours, il nous est arrivé plusieurs péripéties. L’occasion de transmettre quelques retours d’expérience !

TOUJOURS tirer la chasse

Van toilettesDans un van aménagé, les toilettes sont évacuées dans une sorte de boîte en plastique qui doit être vidée régulièrement. Donc, quand on fait sa petite affaire, après avoir injecté de l’eau, il faut bien penser à ouvrir le loquet pour l’évacuation, comme si on tirait la chasse.

Bien sûr, j’ai oublié de le faire une fois. Et bien sûr, c’est le moment que Mathieu a choisi pour sortir la boîte et la vider. Bref, je vous passe les détails, mais c’était pas très glamour !

Prévoir le coup avec le gaz

Nous avons pris la route avec une bouteille de gaz de 6 kg, pensant que ça nous tiendrait tout le séjour. Qui c’est qui s’est retrouvé en rupture de gaz un samedi à 22h, au milieu de nulle part, en train de cuire des pâtes ? Et qui dit pas de gaz, dit pas de gazinière bien sûr, mais aussi pas de chauffage et pas d’eau chaude. Yay !

Bouteille de gaz vanEt forcément, allez trouver un magasin ouvert qui vend du gaz un dimanche en Écosse. Surtout qu’on a appris que la bouteille dont nous avions besoin était en rupture de stock depuis plusieurs mois à cause la pandémie. Yay !

Bon l’histoire s’est bien finie. Après revers sur revers, nous avons tenté d’appeler un magasin fermé, complètement pommé. Un couple adorable a ouvert juste pour nous et nous a vendu une précieuse bouteille !

Faire attention au vent

VanQui c’est qui a laissé la porte arrière du van s’échapper à cause d’un coup de vent et explosé une partie de la vitre ? Pour une fois, ce n’était pas moi, c’était Mathieu ! Surtout en Écosse où le vent peut souffler très fort, il faut être très vigilant en ouvrant portes et fenêtres.

Bon, on a encore été chanceux. L’agence de location a été hyper honnête et nous a fait une belle remise sur la facture comme Mathieu avait dû bricoler quelques trucs à l’intérieur du van.

Faire sans les campings, c’est possible

Si nous avions prévu de faire principalement du camping sauvage, nous ne pensions pas pouvoir échapper aux campings pendant tout le séjour. C’est là en général que les voyageurs vident leurs toilettes, remplissent leur cuve d’eau, se raccordent électriquement et évacuent leurs eaux usées. Le problème, c’est que ça implique d’y passer la nuit. Et c’est assez cher et tellement moins sympa que de dormir en pleine nature.

Mais nous avons réussi à faire sans en cherchant des aires de service pour van, des robinets d’eau potable plus ou moins accessibles… Une fois, il nous manquait environ un mètre pour raccorder le van à l’arrivée d’eau. Du coup, nous avons fait le plein en remplissant des bacs et en utilisant une bouteille en plastique. Bref, le camping sauvage ça implique un peu de débrouille !

Vivement la prochaine fois !

On a tous les deux adoré ce nouveau concept de vacances. On va d’ailleurs réitérer l’expérience fin août avec notre road trip en Irlande. Et vous, à quand un séjour en van ou camping-car ?

Van

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